ASP-ACFA

Assocation des Soins Palliatifs - Auvergne Clermont-Ferrand Accompagnements

Association Loi 1901 - 06.09.28.49.29

Auvergne Clermont Ferrand Accompagnements - ASP-ACFA

L'ASP-ACFA est affiliée à l'U.N.A.S.P (Union Nationale des Associations pour le développement des Soins Palliatifs) et est une association loi 1901 dont le contrat social est :

• accompagner les personnes atteintes de maladies graves ou en fin de vie, quelque soit l'endroit où elles se trouvent. Le cas échéant, il peut s'agir d'un accompagnement « passif »

• promouvoir une recherche d'ensemble des besoins des personnes en fin de vie, pour leur offrir une fin de vie digne, dans le respect de la législation en vigueur et en accord avec leurs souhaits, leur philosophie et leurs volontés

• soutenir les familles, les proches, les soignants, les endeuillés. D'être à leur écoute

• promouvoir les soins palliatifs, et en particulier la prise en charge de la douleur

• faire évoluer les mentalités vis à vis de la douleur, du grand âge et de la mort

• l'ASP-ACFA intervient là où se trouve le patient : à domicile , en établissement médico social, en établissement de soins/de soins de suite, en milieu hospitalier, en unités de soins palliatifs

• Le bénévole ASP-ACFA s'engage à maintenir le lien social en suivant, autant que possible, le malade en cas de changement de service hospitalier ; d'établissement (par exemple CHU vers établissement de soins de suite) de retour à domicile etc. dès lors que la demande en est faite par le malade, ses proches, l'établissement.


Liens utiles

Dans cette rubrique, vous trouverez les textes officiels qui nous semblent importants à connaître

Soins palliatifs - Droits des malades et fin de vie - Bénévolat d’accompagnement - Représentation des usagers - Information du public - Arrêtés ministériels

...

SFAP

Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs

...

Ministère des affaires Sociales et de la santé

le département ministériel du gouvernement chargé des questions de santé

...

Légifrance

Le service public de la diffusion du droit


L'accompagnement

L'action de l'accompagnant bénévole, collaborateur de l'équipe de soins, n'interfère en aucun cas avec la pratique des soins médicaux et paramédicaux. Son rôle est d'assurer une présence et une écoute, d'apporter du réconfort et de participer à la création d' un climat de confiance, de calme et de sérénité auprès de la personne malade ou en fin de vie. Il est susceptible d'intervenir également, s'ils en expriment le souhait, auprès des membres de la famille afin de leur apporter soutien et réconfort face à la maladie et à la mort.

  • C'est un savoir être

Accompagner c'est savoir écouter sans commenter, être présent sans s'imposer, partager avec empathie, s'engager sans attendre un résultat ou une gratification. Il peut s'agir d'une présence silencieuse.

  • C'est un engagement

vis à vis du patient : Celui d'être présent régulièrement auprès d'une personne en souffrance physique et/ou morale, en soins palliatifs,en fin de vie, quelque soit l'endroit où elle se trouve : à domicile, en milieu hospitalier, en établissement de soins de suite, en EHPAD (........) etc .....

vis à vis des proches du patient, des endeuillés vis à vis d'une équipe : l'équipe de soins qui compte, autant que possible, sur le bénévole : et vis à vis de l'équipe de bénévoles.

​C'est également l'engagement de suivre une formation initiale puis une formation continue annuelle. C'est également l'engagement de participer activement au groupe de parole régulier.

  • C'est se connaître

Choisir d'accompagner une personne dans le cadre de la fin de vie, de la maladie et de la souffrance est une décision importante qui nécessite une réflexion sincère et approfondie sur ses motivations et ses capacités à être accompagnant bénévole.

Vous trouverez ci après deux questions fondamentales à vous poser si vous souhaitez faire des accompagnements. Il y en a bien d'autres évidemment.

Suis je au clair avec mes expériences personnelles de fin de vie ?

Où en suis je sur la question de ma propre mort ?

Devenir accompagnant

Vous réfléchissez depuis un certain temps à ce projet : accompagner les personnes gravement malades, en soins palliatifs ou en fin de vie ?

- Vous en avez parlé autour de vous ....
- Vous vous êtes renseigné et vous êtes posé un certain nombre de questions

  • Après avoir contacté l'ASP-ACFA, vous aurez 3 entretiens

Vous aurez les deux premiers entretiens avec deux cadres différents de l'association. A l'issue de ces deux entretiens, le cas échéant, vous aurez un troisième entretien avec le psychologue de l'association. A l'issue de ces entretiens, vous serez membre actif en adhérant à l'association. Après avoir signé un contrat moral d'engagement, vous intégrerez la prochaine session de formation initiale.

Vous commencerez ensuite les accompagnements en binôme jusqu'à ce que vous vous sentiez prêt à effectuer, seul, "vos" propres accompagnements, dans le respect de la charte de l'ASP-ACFA. Dès lors, que vous vous serez engagé dans cette voie (cf ci contre : formation/groupe de paroles ...), vous vous engagerez également à interrompre temporairement vos accompagnements en cas de survenue d'évènement important dans votre vie (maladie ; deuil ou autre ...)

  • En devenant accompagnant/membre actif de l'ASP-ACFA, l'ASP-ACFA prend l'engagement auprès de vous , de :

- vous permettre de remplir votre rôle auprès du patient, de ses proches et de l'équipe soignante
- vous fournir le soutien d'un encadrement nécessaire : réunions de bénévoles, formation, groupe de paroles etc.
- vous faire bénéficier d'une assurance responsabilité civile dans le cadre de l'exercice de votre bénévolat

Cette procédure d'accueil des nouveaux bénévoles est un gage de respect et de sérieux. L'ASP-ACFA respecte les patients et les bénévoles . l'ASP-ACFA prend très au sérieux la souffrance physique et morale des patients et de leurs proches et l'engagement des bénévoles à être auprès d'eux

La formation se déroule en deux temps

1) La formation initiale

La formation initiale

La formation initiale

L'objectif de cette formation est d'avoir un comportement et une attitude adaptés au besoin du patient et de son entourage. Par ailleurs, elle aide le candidat à vérifier la solidité de son projet d'accompagnement.

Elle permet :
- d'acquérir des connaissances théoriques sur les thèmes suivants :
• historique et évolution des soins palliatifs et gériatriques,
• connaissance du milieu hospitalier,
• secret professionnel et éthique,
• communication verbale et non verbale,
• écoute active…
- de mieux se connaître, de réfléchir à sa relation à la maladie, à la souffrance, à la vieillesse, à la mort, au deuil.
- de travailler sur ses émotions et apprendre à connaître ses limites mais aussi ses ressources.
- d'approfondir sa connaissance du fonctionnement relationnel à l'autre.
La formation initiale est également l'occasion d'entendre et de questionner des bénévoles d'accompagnement déjà en activité.

Durée : le temps de formation est de 41 heures minimum.
Tutorat : à l'issue de la formation initiale, le futur accompagnant bénévole est encadré et intervient en binôme durant plusieurs semaines, avant d'intervenir seul.

2) La formation continue

La formation continue

La formation continue

La formation continue est obligatoire tout au long de la fonction d'accompagnant bénévole. Elle permet au bénévole de progresser, d'échanger avec ses pairs, et de nourrir sa réflexion sur sa pratique d'accompagnement.

Durée : Le temps de formation est de 30 heures minimum par an.
Groupe de parole : un groupe de parole, animé par un psychologue clinicien a lieu une fois par mois. Ces réunions sont obligatoires. Elles permettent aux accompagnants bénévoles d'échanger sur leurs pratiques, de donner un sens à leurs actes, de se ressourcer, de contribuer à la cohésion de l'équipe.

Coût : L'ASP-ACFA prend en charge la formation de ses bénévoles. Il leur est toutefois demandé une participation modeste qui concrétise leur engagement.


Soins palliatifs

La charte

1) L'historique

  • Les prémices

En 1834, Jeanne Garnier perdait son mari et sa fille en quelques semaines. Face à ce deuil, elle décidait de se mettre au chevet des personnes incurables. En 1842, elle créait une association pour les grands malades « L’œuvre des dames du calvaire » à Lyon avec l’aide de deux femmes et du Cardinal Bonald. D’autres implantations auront lieu en France et en Europe notamment à Paris avec la maison médicale Jeanne Garnier : vitrine des soins palliatifs.

  • Le travail précurseur des soignants anglo-saxons

A Londres en 1893, le Dr Howard Barret créait la maison médicale St Luke pour les mourants sans ressource. Cicely Saunders (Juin 1918 à juillet 2005) y a travaillé comme bénévole de nuit et s’est intéressée à l’étude des médicaments pour soulager la douleur. A la suite de cette expérience, elle décide de faire des études de médecine avec le soutien du Dr Barret et obtient une bourse de recherche clinique pour le traitement de la douleur. Pour Cicely Saunders, il est important de ne pas laisser souffrir les mourants et d’avoir recours immédiatement et systématiquement aux antalgiques.

Elle ouvrait en 1967 le centre médical St Christopher, référence en matière d’accompagnement des malades en fin de vie. Il s’agit d’un petit hôpital de 70 lits, avec un centre de formation et un service de soins à domicile, accueillant des personnes atteintes de cancer en phase terminale. L’accompagnement des malades est composé de la mise en place d’un traitement contre la douleur physique, de la prise en charge de la douleur spirituelle et morale avec une écoute par l’équipe soignante et un soutien psychologique. La présence de la famille est fondamentale auprès du patient. Il est important de mettre en place un travail d’équipe et un soutien psychologique pour le personnel soignant confronté à des situations difficiles

  • Dr Elisabeth Kübler-Ross

La psychiatre, Dr Elisabeth Kübler-Ross (8 juillet 1926 – 24 août 2004) américano-suisse, s’est intéressée aux mourants enfants et adultes. En 1969, elle a écrit « Les derniers instants de la vie » où elle cite les différentes étapes du dernier moment :


L’année 1984 est celle de la prise de conscience de l’importance des soins palliatifs.

En 1985, le ministre de la Santé Edmond Hervé organise un groupe de travail sur les conditions de la fin de vie, présidée par Geneviève Laroque, haut fonctionnaire du ministre. En 1986, la circulaire Laroque officialise et promeut les soins palliatifs en France

Dans les autres pays
  • Québec

Le chirurgien, Dr Balfour Mount installe, en 1974, un service de soins palliatifs à l’hôpital anglophone Royal Victoria avec un service d’hospitalisation, de soins à domicile et une équipe mobile. L’établissement est rattaché à l’université, Mc Gill, pôle de recherche et de formation

  • Suisse

Dans la fin des années 60, un pasteur, un étudiant en théologie et une directrice de soins infirmiers s’intéressent à l’accompagnement en fin de vie. Le groupe « accompagnement de la fin de vie à domicile » voit le jour en 1982. Il est constitué par le centre social protestant et la ligue genevoise contre le cancer. L’institut universitaire de gériatrie ouvre un service de soins palliatifs en 1983 puis 8 autres dès 1984.

  • Belgique

Le programme national de développement des soins palliatifs voit le jour dans le milieu des années 80. Grâce à l’aide financière des associations, des centres de coordination pour suivre le retour à domicile des patients en phase terminale sont mises en place. En 1994, chaque travailleur peut obtenir un congé spécial pour l’accompagnement d’un proche en fin de vie. Ainsi le maintien à domicile est facilité.

  • Espagne

En 1989, le gouvernement de la province de la Catalogne et l’organisation mondial de la santé (OMS) développent les soins palliatifs destinés à couvrir l’ensemble des besoins des patients à l’hôpital ou à domicile.

  • Itlalie

Dans les années 80, la première maison médicale pour les soins palliatifs ouvre à Brescia. Tandis que le premier service de soins continus voit le jour à Milan.


2) Définitions

En 1990, la Société Française d'Accompagnement et de soins Palliatifs (SFAP) indique dans le Préambule de son statut que « Les soins palliatifs sont des soins actifs dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale. Son objectif est de soulager les douleurs physiques ainsi que les autres symptômes et de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle. »

La loi du 9 juin 1999 visant à garantir le droit à l'accès aux soins palliatifs donne la définition suivante : « Les soins palliatifs sont des soins actifs et continus pratiqués par une équipe interdisciplinaire en institutions ou à domicile. Ils visent à soulager la douleur, à apaiser la souffrance psychique, à sauvegarder la dignité de la personne malade et à soutenir son entourage. »

L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a reformulé en 2002 sa propre définition : « Les soins palliatifs cherchent à améliorer la qualité de vie des patients et de leur famille, face aux conséquences d’un maladie potentiellement mortelle par la prévention et le soulagement de la souffrance, identifiée précocement et évaluée avec précision ainsi que le traitement de la douleur et des autres problèmes physique, psychologique et spirituels qui sont liés. »

En 2002, l’Agence Nationale d'Accréditation et d'Evaluation en Santé (ANAES), qui précède la Haute Autorité de Santé (HAS), définit que « Les soins palliatifs sont des soins actifs continus, évolutifs, coordonnées et pratiqués par une équipe pluri professionnelle. Ils ont pour objectif dans une approche globale et individualisée, de prévenir ou de soulager les symptômes d’anticiper les risques de complication et de prendre en compte les besoins psychologiques, sociaux et spirituels dans le respect et la dignité de la personne. »

3) Législations

La circulaire du 26 août 1986 est relative à l'organisation des soins et à l'accompagnement des malades en phase terminale. Elle précise que les soins palliatifs sont des soins d’accompagnement et présente les modalités d’organisation en tenant compte de leur diversité (Maladie, vieillesse, accident, domicile ou hôpital).

La loi du 31 juillet 1991 porte sur la réforme hospitalière. Elle organise les structures hospitalières et met en place une politique d’évaluation des pratiques professionnelles, de l’organisation des soins et toute action concourant à la prise en charge globale du patient.

La loi du 9 juin 1999 vise à garantir le droit à l'accès aux soins palliatifs. Le Schéma Régional d’Organisation Sanitaire (SROS) permet de répondre aux besoins en matière de soins palliatifs. Il réalise les objectifs, gère les Unités de Soins Palliatifs (USP), les Equipes Mobiles de Soins Palliatifs (EMSP) et les places en Hospitalisations à Domicile (HAD).

La loi du 4 mars 2002 est relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé. Elle reprend les droits du patient, le droit de la personne à être informé, le consentement aux soins, la personne de confiance et l’accès aux informations de santé directement via le dossier médical.

L’ordonnance du 4 septembre 2003 porte sur la simplification de l'organisation et du fonctionnement du système de santé ainsi que sur les procédures de création d'établissements ou de services sociaux ou médico-sociaux soumis à autorisation. Elle simplifie la répartition des compétences détenues par le ministère ou le préfet. Elle ​crée les territoires de santé et* maintien​t le SROS.

La loi du 22 avril 2005 est relative aux droits des malades et à la fin de vie. Elle définit le droit au refus à l’obstination déraisonnable. Elle créée les directives anticipées où le patient précise ses choix concernant l’organisation, les limites aux soins quand il ne sera plus en mesure de s’exprimer.

​La circulaire n°DHOS/O2/2008/99 du 25 mars 2008 est relative à l' organisation des soins palliatifs ​.Elle précise les orientations de la politique des soins palliatifs, fondée sur le développement de la démarche palliative. Elle fournit des référentiels d’organisation des soins pour chacun des dispositifs hospitaliers de la prise en charge palliative et précise le rôle du bénévolat d’accompagnement. ​Son annexe 5 est exclusivement consacrée au bénévolat d'accompagnement déclinée en 6 alineas :

  • définition du bénévolat d'accompagnement
  • mission des associations d'accompagnement
  • objectifs
  • obligations
  • rôle des bénévoles d'accompagnement
  • mise en oeuvre du bénévolat d'accompagnement

4) Prise en charge des personnes en soins palliatifs

Accompagnement des mourants

Les différentes actions de l’équipe soignante intervenante auprès des malades sont :
Etre disponible, savoir prendre du temps,
Avoir une attitude d’écoute, de communication tout en étant respectueux de la personne soigné,
Apaiser les douleurs et l’angoisse,
Avoir une bonne connaissance du malade et de sa famille,
Accueillir et entourer la famille de la personne pendant et après le deuil.

Il faut permettre aux malades d’exprimer leurs sentiments et leurs demandes même sur la mort. Tous les soignants ont pour mission de soigner et d’accompagner jusqu’à la fin de vie. Toutes les personnes malades ont droits aux soins palliatifs et à un accompagnement. Les soins palliatifs dépendent de l’état du patient et du stade de la maladie.

L’équipe médicale est garante du respect de la dignité du patient et assure la qualité de vie par des soins spécifiques. Il rencontre régulièrement l’équipe pluridisciplinaire, le patient et sa famille. Le bénévole d'accompagnement de l'ASP-ACFA est associé et fait partie intégrante de l'équipe pluridisciplinaire​.

Il a été notamment formé au travail en équipe. Il ne substitue pas à l'équipe soignante.

Respecter la vie

Le principe est d’éviter les investigations et les traitements déraisonnables. En effet, le respect de la vie pour des patients en fin de vie c’est avant tout s’interroger sur le sens et l’intérêt des soins pour le patient. L’approche du patient est globale grâce à la pluridisciplinarité de l’équipe (Médecin, kinésithérapeute, psychologue, assistance sociale, bénévole).

La collaboration du personnel permet pour le patient d’avoir la meilleure qualité de vie possible jusqu’à son décès. Le bénévole d'accompagnement de l'ASP-ACFA est totalement disponible au patient, dans l'ici et maintenant, dans une situation d'accueil et d'écoute. Sa présence est parfois silencieuse. Il ne fait aucun projet pour le patient dont il respecte les convictions et les croyances, dans un esprit de totale laïcité.

Communication et soutien à la famille

L’équipe cherchera à améliorer la communication entre la famille et le patient qui ont des difficultés à gérer la maladie. Il est pourtant préférable de s’éclipser au moment de la visite même si la présence d’un tiers peut s’avérer utile pour faciliter le dialogue. L’équipe est aussi là pour l’entourage en lui permettant de s’exprimer.
Le bénévole de l'ASP-ACFA ​est susceptible d'intervenir également, s'ils en expriment le souhait, auprès des membres de la famille​et des proches, afin de leur apporter soutien et réconfort face à la maladie et à la mort.

Après le décès

Pour la famille, l’accompagnement se poursuit après le deuil. Dans les structures de soins palliatifs, il existe en principe un accompagnement au deuil​.
Le bénévole de l'ASP-ACFA ​est susceptible d'intervenir également, s'ils en expriment le souhait, auprès des membres de la famille ​et des proches, afin de leur apporter soutien et réconfort face à la maladie et à la mort.

Considération de leurs problèmes individuels, sociaux et spirituels

Les personnes en fin de vie peuvent être dépassées par leurs problèmes personnels, il est leur donc nécessaire d’avoir une aide, par exemple via une assistance sociale. Une équipe de bénévoles et des ministres du culte peuvent également intervenir. Il est important de sauvegarder la dignité de la personne malade.
Les bénévoles de l'ASP-ACFA sont présents, disponibles, à l’écoute. Ils permettent de briser la solitude que crée la maladie ou la mort. Ils ne sont pas là pour remplacer les soignants ni les proches de la personne malade. C’est un geste de solidarité envers une autre personne. Ils incarnent la société.

Douleur physique

La douleur physique se définie comme une perception désagréable du corps d’où l’importance de traiter la douleur ou d’empêcher son apparition. Il est concevable de se soucier de la prise en charge du patient en sachant la prévenir, la diminuer par la mise en place de traitements permettant de favoriser l’état de santé du patient et son bien-être psychologique.
La prise en charge de la douleur est un devoir pour tout professionnel de santé. Les plans douleurs ont permis de développer les consultations dans des centres spécialisés. Concernant la prise en charge de la douleur, il y a les trois plans :

1998 à 2001 : « La douleur n’est pas une fatalité », 2002 à 2006 : le contrat d’engagement de lutte contre la douleur, 2006 à 2010 : améliorer la prise en charge de la personne vulnérable (Enfants, adolescents​, personnes âgées). De plus, la loi du 4 mars 2002 a précisé le contenu de l’obligation de la prise en charge de la douleur (Prévention, évaluation, traitement). La lutte contre la douleur est une priorité de santé publique et un droit fondamental, il y a deux dates importantes : En 1995 : l’obligation de soulager est inscrite au code de déontologie des médecins, En 1998 : la douleur est une priorité médicale.

Prévenir et évaluer la douleur

Les médecins ont compris qu’il ne faut​ pas souffrir pour être soulagé. Il est important de prévenir la douleur. La douleur est une donnée subjective puisque c’est le patient qui évalue sa douleur par des échelles d’évaluation de la douleur notamment EVA. Lorsque les malades apparaissent angoissés, agités, il est nécessaire de faire attention à la sédation excessive.

Différents traitements

L’organisation mondiale de la santé (OMS) a défini trois paliers thérapeutiques en fonction de l’intensité des douleurs :

La chimiothérapie palliative peut-être envisagée lorsque le cancer est en stade avancé ou en rechute. Son objectif est de prolonger la vie, d’améliorer le confort et la qualité de vie du patient. Le confort du patient passe par la diminution de la douleur, une baisse des œdèmes, une réduction visible ou palpable de la tumeur par le patient. Il est nécessaire de toujours se demander qu’elle est le bénéfice ressenti par le patient. En effet, celui-ci doit être positif, autrement le traitement peut être arrêté. Dans le même sens, il existe la chirurgie palliative et la radiothérapie palliative.

Prise en charge psychologique du malade et de sa famille

La prise en charge psychologique consiste à apaiser la souffrance psychique aussi bien à domicile qu’à l’hôpital.

Domicile

Au domicile, il faut tenir compte de l’environnement psychologique et matériel du malade mais aussi de sa famille. En effet, les intervenant (médecin, infirmier, ...) doivent être formés et en liaison avec l’hôpital. La famille tente de soutenir le mourant en ayant le rôle d’assistance morale. Elle peut participer à certains actes. Les horaires et l’hébergement doivent être aménagés en fonction de la personne soignée. A tout moment et en cas d’épuisement physique et/ou psychologique, la famille peut solliciter une hospitalisation du patient.

D’après le décret du 18 avril 2007, tout salarié dont un ascendant, un descendant ou une personne partageant son domicile fait l’objet de soins palliatifs a le droit de bénéficier d’un congé d’accompagnement d’une personne en fin de vie. Ce congé peut se transformer en temps partiel d’une durée de 3 mois ou prenant fin 3 jours après le décès de la personne.

​Le bénévole d'accompagnement de l'ASP-ACFA intervient dans le cadre d'une HAD (hospitalisation à domicile) après signature d'une convention bilatérale avec l'établissement d'HAD.

Institutions

La formation donnée par les équipes de soins palliatifs se fait en priorité en direction des institutions non spécialisées en soins palliatifs (Cancer, gériatrie, urgences, ...). Les établissements hospitaliers organisent la délivrance des soins palliatifs selon le projet d’établissement prévu par la loi. Une formation initiale et continue des professionnels de santé a lieu.

Un psychiatre ou psychologue peut être présent en soins palliatifs. Son action se fait selon 3 axes : patient, famille & soignants. Pour les soignants, il organise des groupes de paroles pour travailler sur le clivage, l’antagonisme, la relation et les angoisses. Ainsi cela permet de mieux se recentrer sur les besoins et désirs des malades pour améliorer la prise en charge. Pour le patient ainsi que sa famille, le psychiatre ou psychologue est une oreille attentive qui peut prendre du temps pour mieux comprendre les changements infligés par la maladie. Le psychiatre ou le psychologue est, avec l'infirmièr(e) référent(e)le principal interlocuteur du bénévole d'accompagnement.

C'est lui qui le sollicite lorsqu'il ressent que sa présence , même silencieuse, peut apporter soutien et réconfort ​au patient et/ou à ses proches. Le bénévole d'accompagnement de l'ASP-ACFA reçoit une formation spécifique. Il a de plus l'obligation de participer à un groupe de paroles régulier.


Partenaires

...

UNASP

Union nationales des associations pour l'accompagnement et le développement des soins palliatifs

...

Le préfet de la région Auvergnes Rhones Alpes

...

Ville de Clermont-Ferrand

...

Crédit Agricole Centre France


Nous soutenir

Toutes les interventions d'accompagnants bénévoles sont gratuites. Néanmoins l'association doit faire face à certaines charges pour remplir correctement ses missions, dont les plus importantes sont :

• les frais de formation : les sessions font appel à des formateurs rémunérés ;

• le défraiement des frais de transport, parfois importants, pour les bénévoles qui le demandent.


l'​ASP-ACFA est une association déclarée d'intérêt général​ par l'administration fiscale.

- don​s ​défiscalisable​s à hauteur de 66%.

1 don de 10 euros défiscalisable = don de 3,40 euros

1 don de 20 euros défiscalisable = don de 6,80 euros

1 don de 100 euros défiscalisable = don de 34 euros


Vous pouvez nous aider en adhérant à l'association ou en lui faisant un don.

Nous vous invitons à télécharger et imprimer le bulletin d'adhésion au format pdf et à nous le retourner à l'adresse indiquée.

Comment faire un don ?

C'est très simple, Il vous suffit pour cela d'envoyer un chèque (chèque à libeller à l'ordre de ASSOCIATION ACFA) à l'adresse de l'association :

ASP-ACFA
1 rue Jean Aicard
63000 Clermont Ferrand

Pour les particuliers, 66% du montant des dons versés à l’association ASP-ACFA est déductible de vos impôts, dans la limite de 20% de votre revenu imposable, (Loi 2001-1275 du 28/12/2001 art. 6.1).
A la suite de votre don, vous recevrez un reçu fiscal, vous permettant d'attester de votre don auprès de l'administration fiscale.

Pour les entreprises, Le reçu fiscal mentionne la valeur du don financier ou en compétences, et donne droit à réduction d'impôts de 60% du montant reversé dans la limite de 5 ‰ (5 pour mille) du chiffre d'affaires annuel hors taxe.